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 ARÈS ✵ expectation is the root of all heartache

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animal

300 lésions et les rideaux se ferment, 21 grammes pris dans l'atmosphère et tu me verras sourire du seul endroit où je brille. j'ai l'impression d'être là où il faut être, sur ma photo un trou de cigarette et tu me verras sans peine, un soir où la lune est pleine.
Date d'inscription : 02/12/2014
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woods

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MessageSujet: ARÈS ✵ expectation is the root of all heartache   Mar 23 Déc - 18:33

lou-arès valentin iohannis
feat. josh hutcherson

survolez l'image
derrière l'écran

pseudo/prénom: black swan.
prénom: nawal.
 âge: .
où as-tu connu le forum: c'est mon mien namého .
ton avis: perfection (obviously) .
fréquence de connexion: 7/7 .
double compte: pas encore babe, mais soon .
perso inventé ou scénario?: invention .
autres: BOOYAKASHA chonchon .
crédit avatar: #CHEVALISSE.
introducing me

nom(s): iohannis, d'après mon dossier. prénom(s): lou-arès, je ne sais pas pourquoi, je ne sais vraiment pas pourquoi. à vrai dire je trouve ça ridicule. valentin, c'était le prénom de mon père, il m'a été attribué par mes parents adoptifs et c'est le seul de mes prénoms que j'apprécie. surnom(s): arès est un surnom en soi, mais c'est ainsi que je me présente et qu'on me prénomme. autrement c'est lou, loulou (réservés à mon frère et andrea), iohans,... date et lieu de naissance: 21.03.1992 en Roumanie. études/métier: étudiant en littérature, option hip hop. qualités: altruiste, persévérant, bienveillant, ambitieux, curieux, drôle, leader, ouvert d'esprit, juste. défauts: trop fier, impatient, secret, pessimiste, hyperactif, impulsif, peu sérieux, solitaire. sexualité: hétérosexuel. statut civil: célibataire, ce serait même désespérant selon mon cher grand frère. anecdote: UC avatar: joshua ryan hutcherson, a.k.a the hutch, a.k.a peeta mellark, a.k.a perfection incarnée god.

tell me more

je suis épileptique, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle mes adoptions n'ont jamais duré longtemps. les crises se manifestent lorsqu'il y a trop de bruit ou de monde (les deux vont souvent ensemble) et ça peut être assez impressionnant, voire flippant. c'est en quelques sortes un secret ✵ je n'ai absolument aucun souvenir de mes parents biologiques, décédés alors que j'avais deux ans. je n'ai plus aucun contact avec la famille qui m'a adopté à mes quinze ans, excepté avec Costel que je considère comme mon véritable frère ✵ mon chien, Vlad, est un peu toute ma vie ✵ Usher est l'exemple même de ce que j'essaye de devenir chorégraphiquement parlant ✵ la seule et unique raison de ma présence sur l'île n'est autre qu'Andrea Martens ✵ je n'aime pas Noël, ni aucune fête familiale. je n'ai pas de famille à proprement parler, et ça me déprime plus qu'autre chose de voir des gens profiter de leur famille et s'amuser tandis que je reste seul. ça ne me dérange pas, je m'y suis fait et la solitude n'est pas un problème, seulement mes parents me manquent... c'est une chose que même mon grand frère serait incapable de remplacer. bref, je ne fête jamais Noël ✵ je possède trois tatouages: une ancre sur le flanc; un bateau entre les omoplates; et le signe de la balance entouré de quatre étoiles au poignet

WHERE YOU BELONG


► Vous devez distraire vos petits voisins pour la soirée. Succès assuré avec :
1. L’Âge de glace en DVD et des nouilles au ketchup.
2. Un jeu de rôle et la construction d’une tour en bonbons.
3. Des Happy Meals, une histoire, et dodo.

► Vous auriez pu l’écrire :
1. « Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite. »
2. « Les feuilles qu’on foule, un train qui roule, la vie s’écoule. »
3. « L’homme est un loup pour l’homme. »

► Grand repas de famille. Vos grands-parents s’insurgent contre la violence de la jeunesse actuelle. Vous :
1. Leur assénez que la violence de la jeunesse n'a d'égale que la sénilité des vieux.
2. Hochez la tête en signe d'approbation.
3. Leur expliquez que les moyens d'expressions aujourd'hui sont différents de ceux de leur époque.

► Votre patron abuse de son autorité. Vous :
1. Cherchez un autre emploi.
2. Lui tenez tête.
3. Un patron ? Quel patron ?

► Êtes-vous au cœur de toutes les fêtes ?
1. Oui.
2. Non.

► Le yoga, vous trouvez ça :
1. Barbant et soporifique.
2. Bizarre, voire un peu flippant.
3. Génial, parfait pour décompresser.

► Votre jeu de société préféré :
1. Le Trivial Pursuit : questions, réponses, culture générale.
2. La réussite : pas compliqué, portatif.
3. Le Cranium : le jeu où on peut sculpter, chanter, bref s'exprimer.

► Votre film culte...
1. OSS 117.
2. Love Actually.
3. Ocean's 11.

► Votre couleur préférée est :
1. Le rouge.
2. Le noir.
3. Le bleu.
4. Je n'en ai pas vraiment.

► Annuleriez-vous vos vacances si une urgence professionnelle survenait ?
1. Oui.
2. Non.

► Si vous pratiquez un sport collectif, êtes-vous capitaine de votre équipe ?
1. Oui.
2. Non.


Code:
<pris>josh hutcherson</pris> ✵ l-arès v. iohannis. <br/>


_________________
am I crazy ? am I foolish ? just a little too into you, that's for sure. but your beauty, that's in me makes me forget about your faults, you do no wrong. they say everybody plays the fool, sometimes. and if I got to, I don't mind. I'll be the best damn fool for you ♡ fucking face.
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MessageSujet: Re: ARÈS ✵ expectation is the root of all heartache   Mar 23 Déc - 18:33

the story of my life
“Un feu qui brûle en éteint un autre ; une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur”


Il serait inutile de parler de ma naissance, parce que je n'étais pas là et que quand je suis enfin arrivé (je n'ai aucune idée de si c'était en journée, soirée, en pleine nuit,... et franchement peu importe) j'étais trop petit pour comprendre quoi que ce fut. C'est quelque chose de courant dans ma vie, être trop petit pour comprendre ce qui se passe, ce qui m'arrive et pourquoi. Je n'ai aucun souvenir du vingt et un mars 1992, tout comme je ne me souviens pas des années qui ont suivi. J'avais deux ans lorsque mes parents sont partis pour ne jamais revenir, ils m'avaient laissé aux soins de ma babysitter habituelle, je la connaissais bien (à l'époque) et ça se passait -apparemment- toujours très bien lorsque nous étions ensemble, qu'aurait-il pu m'arriver ? Mes parents sont donc, surement, partis tranquilles. J'ai souvent essayé de m'imaginer ma mère se pencher au dessus de moi et me dire qu'elle m'aimait et qu'elle revenait vite, mais, ne gardant aucun souvenir de mes géniteurs, il m'est impossible de les reproduire correctement dans mon esprit. On a bien essayé de me les décrire et de m'en montrer des photos, mais je n'ai jamais voulu les regarder... Ils sont morts, à quoi bon ? Bref, un policier a débarqué en pleine nuit pour annoncer à Mirela (la babysitter angoissée) que ses employeurs, et donc mes parents, avaient perdu la vie dans un accident de voiture en rentrant de leur petite soirée entre amis. C'est malin, on laisse son fils à une quasi-inconnue pour la soirée, tout ça pour voir des gens qu'on peut voir n'importe quand, et on meurt...

L'orphelinat, contrairement à ma naissance, est assez important... Bien que je n'en ai pas de véritables souvenirs. Des bribes, parfois. J'avais deux ans quand j'y ai été placé (parce que mes parents avaient des amis qui méritaient qu'on me laisse seul, mais aucune famille proche pour s'occuper de moi après leur décès) et cinq quand j'en suis sorti pour la première fois. Oui, j'y suis retourné, longue histoire, chapitre lointain... Donc, aucune souvenir réel de ma vie en ce lieu, ce devait être un orphelinat roumain comme un autre. Un orphelinat roumain d'après le régime de Ceausescu, évidemment, autrement je pense que je m'en souviendrais mieux que ça. Cela dit, heureusement que j'étais déjà âgé de deux petites années quand je suis devenu orphelin car autrement je me serai retrouvé dans un premier centre, avant d'être transféré en orphelinat, et tout le blabla. Sans doute ne m'en serai-je pas souvenu si ça avait été le cas, mais sur le moment ç’aurait été des plus désagréable alors voilà...

Mes nouveaux parents ont débarqué un samedi (c'est dans le dossier, moi je ne m'en rappelle pas, je sais juste que je ne les aimais pas trop et eux non plus au final). J'avais cinq ans, j'avais depuis peu commencé les crises d'épilepsie et ils étaient les seules personnes intéressées par moi que ma maladie ne dérangeait pas. Les démarches ont été assez rapidement faites, et je me suis retrouvé chez les Forasco qui ont décidé de conserve le prénom attribué par mes parents biologiques: Lou-Arès. Ils aimaient à m'appeler Lou, tandis qu'aujourd'hui je préfère largement Arès. Chacun ses goûts. Ils m'ont même attribué "Valentin" en deuxième prénom, et Valentin Iohannis n'est autre que celui qui m'a donné la vie. N'était autre... Venons en au plus intéressant, ce dont j'ai quelques souvenirs: mes crises. J'en faisais énormément quand j'étais petit, sans doute le stress de tout ce qui m'était arrivé, et mon jeune âge. Quoi qu'il en soit c'était difficile à gérer pour tout le monde, j'effrayais ma "soeur" et mes "parents" en eurent vite assez de constamment devoir me surveiller. De plus, mon traitement entrait difficilement dans leur budget. En résumé j'étais une source de problèmes plutôt que de bonheur et de fierté. Celle qui, depuis déjà quelques jours, avait cessé de se comporter comme une mère et me rejetait constamment, trouva la solution miracle quatre mois pile après mon arrivée chez elle.


« Arès fais-ci, Arès fais-ça, Arès aide ta soeur, Arèèèèès ! » Ça je m'en souviens très bien, c'est à partir de cette joyeuse époque où j'étais le larbin de service d'une soit-disant mère de famille que mes souvenirs sont tout à fait nets. Après les cinq ans, c'est plus facile de se souvenir... La charmante dame me hurlant constamment après n'était autre que la seule personne que j’intéressais. Pourquoi ? La question ne se pose pas, j'étais jeune, docile, et elle me faisait peur: j'étais donc utile. Elle représentait la superbe solution de madame Forasco au problème que j'avais, durant quatre mois, posé à toute sa famille. Je me suis longtemps demandé comment cette femme avait pu lui faire bonne impression, avant de comprendre qu'elle n'avait eu nul besoin de faire bonne impression car l'unique souhait de ma "mère" était de se débarrasser de moi au plus vite tout en se déchargeant de ses remords car j'étais "entre de bonnes mains". Ça a l'air si facile de fermer les yeux ainsi... Ce que vous vous demandez peut-être c'est comment elles sont entrées en contact et ont planifié le don de ma personne. Comme pour n'importe quelle personne voulant se débarrasser d'un objet encombrant, il a suffit à ma "mère" de quelques clics sur Internet et d'une petite annonce. Elle a eu la grande bonté de préciser que j'étais épileptique, ce qui en a fait reculer plus d'un, mais malheureusement pas la marâtre qui fut la mienne durant quatre ans. Je pourrai presque qualifier ces mille quatre cent quarante jours de « servitude » mais je préfère aujourd'hui en parler avec légèreté et humour, c'est fini, profitons-en... Après avoir entendu mon nom hurlé à pleins poumons alors que je me trouvais à à peine deux mètres pour me confier une nouvelle mission stupide; après m'être fait traité de tout les noms sans raison; faillit perdre la vie car personne ne se souciait de mon épilepsie;... bref m'être occupé de tout car j'étais le plus âgé des enfants recueillis (ce n'est pas le mot exact mais nous n'avions pas non plus été enlevés, seulement donnés comme de vulgaires objets), ils sont enfin arrivés. Pas que je m'attendais à ce que les flics débarquent, mais ce fut un tel soulagement que j'eu l'impression de les avoir toujours attendu...

J'avais neuf ans, Ioan huit, Dana sept, Tereza six, Aurel deux. On s'est retrouvés au poste de police, chacun dans une pièce séparée, excepté Aurel que j'ai refusé de laisser à qui que ce soit et gardé dans mes bras tout le temps qu'a duré mon interrogatoire. Notre super "maman" a été arrêtée, ainsi que les parents coupables de nous avoir laissés à ses soins. Les Forasco ont couru vers moi comme si je leur avais manqué et avait été enlevé... Je les ai simplement regardé de haut. En fait je ne me souvenais pas beaucoup d'eux, mais en voyant deux personnes menottées venir à moi je n'ai pas vraiment eu le réflexe de leur sourire et de les accueillir à bras ouverts, ça se comprend. Plus tard, j'ai songé à mon ancienne "soeur", Victoria, et j'ai vaguement eu de la peine pour elle. Avant de réaliser qu'elle ne vivait pas la même chose que moi et mes quatre "frères et sœurs", car elle avait une famille et pas nous. J'ai cessé de m'en faire pour elle -surtout qu’elle ne m'avait jamais aimé- et après de nombreux entretiens inutiles avec des psychologues je me suis retrouvé dans mon orphelinat. Le mien entre guillemets, c'était juste le même que la première fois... J'ai continué à voir des psys, apparemment j'aurai dû être traumatisé, mais pas du tout. Après mes spectaculaires crises d'épilepsie, plus rien ne me faisait peur. J'étais même content car j'avais souvent droit à des Tu es très courageux Arès et autres Tu es exceptionnellement fort et blablabla. Quand on a neuf ans et qu'on s'est toujours vu rabaissé par les adultes censés nous protéger, ça fait plaisir, croyez-moi.


J'ai été adopté - définitivement- à quinze ans. Après avoir vu partir Aurel la première année car, jeune et mignon, c'était limite si les couples ne se l'étaient pas arraché; Dana la seconde car elle savait y faire et Tereza quelques mois avant moi, avec Ioan puisqu'ils étaient inséparables. Je n'avais pas vraiment envie d'être adopté, j'avais passé six ans en orphelinat, neuf si on compte les trois premières années, alors deux et demi de plus ne m'auraient pas fait grand chose. Je n'aimais pas famille. Je n'irai même pas jusqu'à dire que les appréciais. Je les... tolérais. J'étais doux comme un agneau, serviable, gentil, tout ce que vous voulez. Mais pas affectueux pour un sou. Excepté avec mon frère. Ça m'a fait du bien d'avoir un grand frère, bon il n'avait qu'un an de plus que moi mais justement, je n'avais pas besoin de lui pour me protéger mais plutôt pour me comprendre. C'était parfait. Je m'attendais parfaitement avec Costel, de plus il était lui aussi adopté, nos parents étant incapables d'enfanter. Nos parents, oui, sans guillemets... Ils sont, malgré tout, mes parents. Je sais, c'est mignon tout plein. La suite l'est beaucoup moins: je suis parti dès que je l'ai pu. Le lendemain de mes dix huit ans, le 22 mars 2010 donc, j'ai quitté le domicile familial pour ne jamais y revenir. Absolument jamais, je n'ai plus mis les pieds là depuis plus de quatre ans. Mes parents ne me manquent pas. Ils sont venus me rendre visite, au début, puis ils ont cessé de venir je ne sais pas trop pourquoi, sans doute se sont-ils lassés de mon indifférence. Celui que je voyais c'était mon frère. On se voit toujours, mais à travers un écran quoi... Costel m'a aidé à déménager dans mon petit appartement de Tulcea et n'a cessé de répéter qu'il deviendrait un jour mon colocataire. Ses plans ont été modifiés lorsqu'il a rencontré celle qui est aujourd'hui sa femme. L’événement le plus heureux de ma vie a été son mariage, j'étais surexcité d'être son témoin, surexcité de le voir aussi heureux. Son bonheur était en quelques sortes contagieux.

La première fois que j'ai parlé à Andrea, c'était un véritable coup de chance. J'ai toujours été nul avec Facebook (je m'en sors mieux désormais) je l'ai donc ajoutée par inadvertance, et je ne sais toujours pas pourquoi mais elle m'a accepté et on a commencé à discuter. C'est le hasard le plus heureux de ma vie, mais toutes les bonnes choses ont une fin, je ne le sais que trop bien.




Nos conversations étaient très régulières, et elles durèrent trois belles années. On se donnait rendez-vous après les cours, et peu importait qu'on ait des devoirs, on se retrouvait sans faute à l'heure prévue la veille. Je l'aidais parfois pour les cours, et elle elle m'écoutait, ou plus souvent me lisait, lui raconter ma journée, ma vie, mes petits problèmes stupides. Elle faisait parfois de même, mais me disait souvent que sa vie n'avait rien d'intéressant et, heureusement, rien d'aussi tragique que la mienne. J'évitais qu'elle s'apitoie sur mon sort en lui répétant constamment que j'étais un mec très équilibré et pas traumatisé du tout. La simple vérité, au fond. Du moins je suppose que je suis quelqu'un d'équilibré.




Notre rencontre, j'attendais ça depuis très longtemps, mais ne trouvais jamais l'occasion ni la formulation de lui proposer qu'on se voit enfin pour de vrai. Je pouvais la voir quand je voulais grâce à Skype, mais c'était loin d'être la même chose... Et il y avait cette chose, ce sentiment qui désormais ne me quittait plus, cette envie constante de lui parler, de la voir. Ce besoin. D'elle. Je commençais à comprendre que je l'aimais bien plus que je ne le pensais, je m'étais petit à petit attaché à elle, ça j'en avais conscience, mais à ce point... Je ne m'y attendais pas du tout. Cela m'effrayait un peu. Non pas que je n'ai jamais aimé, mais que savais-je réellement d'Andrea ? Pour qui me prendrait-elle en constatant que j'étais fou amoureux d'elle alors que nous vivions à des milliers de kilomètres ? Certes j'avais l'impression de la connaître depuis toujours, et elle savait tout de moi, mais étais-ce un sentiment réciproque ? Je n'avais pas vraiment l'intention de vérifier... J'avais beau avoir peur (de la perdre, surtout), c'était également un sentiment grisant. Pour la seconde fois de ma vie, j'étais pleinement heureux. Les réjouissances furent évidemment de courte durée.




Du jour au lendemain, mon Andrea avait disparu. J'avais tout tenté, son mur était inondé de mes messages inquiets, tout comme ses messages privés. Je l'avais appelée à maintes reprises, toujours en vain, et finalement je m'étais pris à l'appeler uniquement pour entendre le son de sa voix, même si elle me répétait ce que je savais déjà: « je ne suis pas là... »


Je me suis à peine renseigné sur Jersey avant de partir. Sur les conseils aux allures d'ordres de mon frère, j'ai fait mes valises en novembre et j'ai quitté ma Roumanie natale pour une île dont je ne savais rien. Comme je m'ennuyais à mourir à l'aéroport de Bucarest, j'ai sorti mon ordinateur et cherché un peu. L'endroit n'était pas détestable... C'était très loin de tout ce que j'avais connu jusque là, mais cela ne m'effrayait pas. J'ai le goût de l'aventure. Ce que je craignais, c'était ma rencontre avec Andrea. J'en avais rêvé, mais j'avais, grâce à ses parents, appris qu'elle avait délibérément coupé les ponts avec moi. J'appréhendais donc sérieusement notre première rencontre et sa réaction face à mon arrivée à l'improviste. Je m'avais pas eu droit à beaucoup de détails, je savais qu'elle avait eu un accident mais je ne savais ni ce qui s'était passé ni comment elle allait. Cela ne faisait que renforcer mon stress.

En arrivant sur l'île il y a de cela un mois, j'ai fait un petit tour et suis tombé «nez à nez» avec l'université. L'occasion pour moi de poursuivre mes études de littérature et sans aucun doute de croiser Andrea. Promis, ce n'était pas le but premier, je tenais réellement à mes études. Mais en réfléchissant j'ai songé qu'une jeune femme de vingt et un ans aussi intelligente qu'elle était très certainement inscrite à la Jersey Island University. Je n'ai eu qu'à poser la question à Rudy et Eleanor Callaghan lors de mon inscription pour en avoir confirmation. Je faisais d'une pierre deux coups, si ce n'était pas beau... Suite à cette intelligente découverte, j'ai décidé d'attendre de croiser mon amie (le sommes-nous encore ?) au détour d'un couloir plutôt que de débouler chez elle tel un psychopathe l'ayant traqué durant des mois. C'est un peu ce que j'ai fait, mais j'aime à penser que c'est par inquiétude et non car je suis un fou dangereux.



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